Quelques réflexions sur Mai 68
Alain Badiou, On a raison de se révolter , Fayard, 2018, 58 p. Restitue les différents sens de ai 68, cette sorte de « poème historique » (16) : Mai étudiant, Mai ouvrier, Mai libertaire, ainsi que – et c'est là sa contribution – un quatrième Mai inscrit dans la durée qui voit la fin d'une croyance dans la politique parlementaire. Un mouvement qui accepte les trajets inédits, qui soit, en quelque sorte, « immédiatement communiste » (47), et qui veut en finir avec les hiérarchies établies.. Une approche donc un tant soit peu négative, et c’est bien là le problème chez Badiou qui fait merveille dans la dénonciation et la construction de schémas d'explication du réel, mais qui peine à ouvrir des horizons praticables.