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La recherche de la vérité

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   Régis Debray & Jean Bricmont, A l'ombre des Lumières : débat entre un philosophe et un scientifique , O. Jacob, 2003, 198 p.  Bon bouquin. Bien que rationalistes tous les deux, on voit poindre deux formes d’approche pour rendre compte aussi bien des questions de la pratique scientifique (débat épistémologique), de la société ou de la morale. Une forme qu’on peut qualifier de positive s’appuyant résolument sur la raison pour faire reculer tous les obscurantismes. Une autre forme prenant en compte les retards éternels de la conscience (mythes religion). Intéressant en particulier sur la discussion d’une possible rationalité humaine à venir…

Les spécificités de la connaissance scientifique

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Gaston Bachelard, Le rationalisme appliqué , PUF, 1949, 215 p. chap VI :  connaissance commune et connaissance scientifique Rupture avec la connaissance vulgaire, même informée. Opposer la science vivante à la science morte. Car révolution scientifique successives : 4 périodes : antiquité : état théologique ; moyen-âge : état métaphysique ; temps modernes : état positiviste ; contemporaine : rupture entre expérience commune et techniques scientifiques. = caractère indirect des déterminations du réel. Exemple : - balance : positivisme (technique directe) = expérience nouvelle = principe d'identité (même notion de masse). - spectroscope de masse (isotopes) : rationalisme appliqué ou science (technique indirecte) = pas de signification directe ds la vie commune car phénomènes cachés = rupture = épistémologie discursive = les données sont des résultats. = désormais, prima...

L'homme et la société

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  Jean-Jacques Rousseau, Discours sur les sciences et les arts , Flammarion, 1955 Introduction Sciences et arts : mythologie des lumières. Oppositions classiques sciences/Vertu. Dénoncer la certitude, la vanité et le danger moral d'une connaissance illusoire, alors que le vieux scepticisme chrétien avait été battu en brèche par la foi dans le progrès. Les arts selon Rousseau : artifice de politesse mondaine, technique pourvoyeuse de luxe et de mollesse, beaux-arts préférant le joli au sublime. Question : les hommes étaient-ils à l'origine innocents et vertueux, et ont-ils été corrompus par les sciences et les arts, où sont-ils pervers et donc les arts et sciences viennent de nos vices ? Si Rousseau condamne les arts c'est parce qu'ils détruisent la communauté des hommes, ôtent à l'homme sa vertu (= dévouement de l'homme à ses semblables). Généalogie ou mécanisme de cette dégradation (19) : inégalité ==> Riches ==> Luxe ==> Oisivet...

L'épistémologie

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  Dominique Lecourt , L'épistémologie historique de G. Bachelard , Ed. Vrin, Paris, 1969 Introduction L'Apport de Gaston Bachelard : l'épistémologie historique. Cette discipline qui prend pour objet la connaissance scientifique doit tenir compte de l'historicité de cet objet. Si l'épistémologie est historique alors l'histoire des sciences est nécessairement épistémologique. L'objet de l'épistémologie a un statut particulier puisqu'il renvoie en permanence à un autre objet, un discours sur un discours. Or la science n'a pas d'objet hors de sa propre activité : elle produit ses propres normes. L'épistémologie de Bachelard intrique différents niveaux : Connaissances scientifiques à l'état pratique (épistémologie qui fonctionne). Réflexion polémique sur la philosophie. Doctrine avec un corps de concepts (rupture, obstacle…). Chapitre 1 : Reconnaissances Bachelard intervient au moment d'une accélérat...

L'idée de progrès en question

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  Dominique Lecourt, L’avenir du progrès , Paris : Textuel, 1997, 119 p. Petite histoire de l'idée de progrès Thèse de Raymond Aron : la crise de 1968 naît du progrès lui-même induit par la croissance : processus de destruction créatrice (Schumpeter) = moteur des inégalités et donc de révolte. En 1968 critiques de l'idée de progrès pour une génération qui n'a pas connu les privations, la guerre, etc. L'idée des 30 glorieuses lui apparaît comme un mythe. Ne partage pas l'idée que l'homme se rend maître de son destin grâce au développement des sciences, des techniques et de leurs applications quotidiennes. On constate les guerres, la pollution, la famine, le chômage, la corruption, l'esprit civique en recul, les sciences qui engendrent des monstres. Le progrès est donc remis en question à partir des années 70 = écologie. Étymologie : progressus : avancée conquérante des troupes. Bacon : forge le sens moderne : il s'adresse au...

La sociologie de Max Weber

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  Julien Freund, M ax Weber, Puf Sup-philosophie, 1969 Philosophie et sociologie Max Weber se qualifie d'anti-métaphysicien : opposé aux synthèses romantiques qui croient expliquer le monde ou la vie à partir d'un élément unique. Il prône l'empirisme = promoteur de l'enquête sur le terrain. La sociologie peut servir à la compréhension de la société et à l'action, mais celle-ci n'est pas du ressort du sociologue, mais d'un philosophe. Philosophie des antagonismes L'homme est toujours aux prises avec des tensions, des conflits, des oppositions, des alternatives = balancement entre le rationnel et l'irrationnel, le vécu et le concept, la réalité infinie et la finitude de la connaissance… Exemple : l'attention du puritain. Antagonismes ? = des sentiments résultant d'un développement inégal des individus participant à une action. Cf. information, culture, formation, intérêt… = graduation infinie : concurrence, non-c...

Les conditions de l'approche scientifique

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  Gaston Bachelard, La Philosophie du non : essai d'une philosophie du nouvel esprit scientifique , PUF, 1966 (1940), 145 p. Le plus souvent les savants utilisent la philosophie des sciences après coup, comme bilan de résultats généraux. La philosophie quant à elle présuppose l'unité de la pensée dont elle cherche dans la science des preuves, des exemples, se réservant l'exclusivité de l’analyse de cette harmonie de la pensée. Aussi la philosophie reste aux deux extrémités du savoir : étude de principes généraux = philosophie = général = a posteriori . Étude de résultats particuliers = savant = a priori. = besoin dune philosophie de la science qui dise : à quelles conditions subjectives et objectives des principes généraux conduisent à des résultats particuliers. à quelles conditions subjectives et objectives des résultats particuliers suggèrent des généralisations. Donc l'empirisme a besoin d'être compris, et le rationalisme a be...