La construction navale à Saint-Nazaire

  


Collectif (sous la direction de Daniel Sicard), Saint-Nazaire et la construction navale, Editions Ecomusée de Saint-Nazaire, 1991


  1. Le traçage : dans la navale les traceurs de coque viennent de Paimboeuf ou de Brière.

    Au départ, ils tracent des gabarits en bois. Puis arrivent les traceurs reproducteurs qui travaillent directement sur la tôle.

    En 1966, remplacements du dessin par des ordinateurs.

  2. Le rivetage : soudure dans les années 1950. Vers l'automatisation de la soudure.

  3. Le montage pièce par pièce : préfabrication dès 1948 avec des grues. À cause de la fermeture du canal de Suez, construction de gros pétroliers pour réduire les coûts : inauguration de l'atelier 120 tonnes en mai 1960. Le général De Gaulle présent pour le lancement du France. Puis un atelier des 280 tonnes, des portiques pour les 240 tonnes.

Les bateaux : La Fayette en 1928, le Normandie en 1931, le paquebot France en 66 mois, Le Souverain des mers en 28,5 mois. Le premier paquebot de 1864 est commandé pour l'impératrice Eugénie.


Roger Cornu : Saint-Nazaire avant garde de la Taylorisation (1916-1930)

1914 : Changements des produits avec les obus, plus de précision requise, avec un appareillage différent, plus automatisé afin de séparer des ouvriers de métier mobilisés sur le front remplacés par des femmes. On se soumet à ce changement dans le cadre de l'union sacrée, du sens de la patrie. On assiste à une compression du temps de production.

1916 : L'organisation est parfaite par un taylorien, avec négociations avec représentants ouvriers. Gros changement pour les ouvriers au retour du front : savoir lire, écrire, compter pour manipuler sa fiche de travail.

Ça subsistera car négociations, mais aussi en raison des divisions syndicales.


Yves-Jean Beilloy Benoît : La main-d’œuvre de la grande industrie nazairienne (1900-1940)

Les chantiers de la Loire font appel à une main-d'oeuvre plus souvent hors Saint-Nazaire et particulièrement venue de Brière.

Un petit train en 1907 : mais toujours pas de majorité extérieure dans la main-d'oeuvre.

La Première Guerre mondiale modifie cela : beaucoup plus de Briérons. Des activités sont plus diverses.

Penhouët :

1921 : 2500 ouvriers

1926 : 3700

1931 : 5000

1936 : 4900

À chaque fois 70 à 75 % de Nazairiens.

L'organisation scientifique du travail et le petit train = augmentation des travaux spécialisés et donc d'ouvriers-paysans.


M. Sicard : l'industrie navale et le développement de la ville de Saint-Nazaire (1862-1939)

1836 : 635 habitants

1846 : 937

1866 : 11 643

1882 : 16 843

  • Construction du bassin de Saint-Nazaire, 1847 – 1956.

  • Implantation de chantier, Loire et Penhouët, 1882 – 1914.

  • Crise. Augmentation du poids de la navale, 1918 – 1939.

    Vague de migrants : Morbihan, Nord-Vendée, Brière.

    Au milieu du 19e siècle, la navale représente 5 % de la population active de Saint-Nazaire.

    En 1901 il y a 4 000 salariés dans la navale : 3 105 vivent à Saint-Nazaire et 895 vivent en Brière. En 1914 : les ouvriers habitent le centre-ville et à Penhouët

    Absence de paternalisme qui ne viendra que vers 1930.

    Formation par des ouvriers écossais aux techniques du fer (1862).

    1881 : aide à la production de la part de l’État.


P. Bataille : L'intervention patronale dans la question du logement ouvrier (1861 – 1945)

Politiques patronales commencent en 1916 : Sociétés d'habitations à bon marché de Penhouët : pour remédier à la pénurie de main-d'oeuvre due à la guerre. Même souci dans la création de l'école d'apprentissage en 1920. Hôtel du célibat. Pavillon pour famille. Avant 1939 est décidé une autre tranche à Herbin et à Toutes Aides.

Stratégie d'immobilisation minimale dans le logement ouvrier.


Tardif : La cité se sépare de son port.

Le 11 mai 45 libération de la poche : 35 % de ville détruite. 60 à 70 % des chantiers sont détruits.


    M. Rouault : Les travailleurs de la construction navale à Saint-Nazaire et leur famille

    Au recensement de 1982 : 7832 personnes.

    OQ = 17 %, ONQ = 83 %, 70 % d'ouvriers, 7 % d'employés, 20 % d'intermédiaire, 3 % de cadres et professions intellectuelles.

    6 % de femmes, mais 67 % des employés, 1 % des ouvriers, 3 % des cadres.

    Lieu de naissance : 74 % LA, 11 % Bretagne, … 3 % pays de la Loire.

    Résidence : Saint-Nazaire 40 %, agglomération 20 %, départements, 36 %, autres, 4 %.

Démographie : moins de 30 ans 13 %, 30-49 ans 65 %, 50 ans et + 22 %.

À Saint-Nazaire les propriétaires sont 16 %, les locataires 25 %, les accédants 54 %.

En France, 45,6 % locataires, 36,3 accédants , 16 % propriétaires.


A. Celhay : évolution de la population à Saint-Nazaire de 54 à 82

1954 : 57 % d'ouvriers, 12,4 % d'employés, 10 % des cadres moyens.

1982 : 36 % d'ouvriers, 26 009 % d'employés, 16,7 % de cadres moyens.

54 : 3,6 de cadres

82 : 6,9 %


R. Tudal (F.O) : Évolution industrielle et technologique et leurs conséquences sociales dans l'industrie navale

Aide importante de l'État : les navires sont vendus à un prix inférieur à leur coût de revient.

Fermetures successives de Dubigeon, Normed, Ciotat, la Seyne-sur-Mer.


M. Nathan Exxon : Relations industrielles et humaines de Peugeot : Refus de globaliser des problèmes. « Négocier, mais la grève doit laisser le souvenir de quelque chose ou les gens ont perdu. Même cela est symbolique. »

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