Le fétichisme
Alfred Binet, Le fétichisme dans l'amour, Payot, 2001 (1877), 126 p.
4 éléments du fétichisme
- tendance à l’abstraction : indépendance du fétiche par rapport aux personnes
- tendance à la généralisation : fétichise toutes les expressions concrète du fétiche
- tendance à exagérer le fétiche
- besoin du fétiche pour obtenir une excitation sexuelle
Pour Binet des rapports « normaux » peuvent être une bonne thérapie car ils constituent une décharge épuisant l’idée érotique. En discutant de l’attrait de J. J. Rousseau pour les femmes sévères, il montre que cet attrait est psychologique, est-à-dire une représentation de la femme qui s’exprime à travers certains actes (89). Et s’il n’y a pas de souffrance mais du plaisir ressenti (par exemple sur la flagellation) c’est par association des idées et des sentiments. Ainsi on voit bien que l’amour ne repose pas simplement sur une source de plaisir physique mais aussi dans une représentation, par exemple de la beauté. C’est de celle-ci qu’est faite notre quête, comme besoin cérébral. Le fétichisme amoureux appartient à cette catégorie.
Les fétichistes pathologiques sont le plus souvent continents, et sont conduits à une rumination érotique (115), remplaçant une sensation par une image.
Noter qu’il n’y a pas de fétichiste qu’on ne retrouve dans une vie normale. C’est donc qu’une question de degré. De plus dans la normalité le fétichiste est polythéiste et non focalisé sur un seul type de fétiche.

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