1968


  
Ludivine Bantigny, 1968, de grands soirs en petits matins, Seuil, 2018 


Contre une vision en 3 temps successifs, étudiant/social/politique, affirmation que le social est déjà là avec des mouvements de plus en plus fréquents, notamment alimentés par le chômage et la peur de l'avenir pour les jeunes.

Un mouvement qui montre ses profondes divisions particulièrement entre l'aile gauche et le PCF, lequel est accusé de faire le jeu du pouvoir gaulliste afin de protéger l'URSS (De Gaulle est sur une ligne Atlantiste).

Les luttes de libération et les guerres de décolonisation apparaissent comme sens profond et instigateur du mouvement, car elles montrent la volonté d'émancipation. (150) = croisement de ces luttes avec les étudiants insoumis et les ouvriers révoltés. Voir aussi l'entreprise de transformation transfrontalière : conscience que l'événement est mondial.

Sur le plan des mentalités, voir la libération d'affects positifs : la joie dans et par le collectif, au lieu d'une vie d'isolement.

L'humour est déchaîné des deux côtés : cf. p. 244-247.

Beaucoup de citations qui donnent à voir l'état d'esprit des manifestants comme des policiers.

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