Les stratégies de dominations patronales
Claude Angeli & Nicolas Brimo, Les Dossiers confidentiels du patronat, Maspero, 1978
« L'Union des industries et métiers de la métallurgie, le plus important des syndicats patronaux » (14) = produire de l'information économique, vendre les idées-forces, influencer les représentations = action en profondeur à long terme. Idée « qu'il est vital d'avoir les cadres avec soi. » (45)
Effort d'information des idées libérales par l'intermédiaire d'hommes parmi lesquels des militants syndicaux (FO et CFTC) : courroie de transmission pour la politique et économie. Car il s'agit ici de politique, d'idéologie (cf. p. 53).
l'UIMM conseille d’aider les syndicats modérés (être conciliant et aider matériellement). Absence de formation des militants car moyens financiers moins importants que les syndicats révolutionnaires. Mais difficultés viennent aussi de ce que les chefs d'entreprise ne négocient pas avec « les syndicats libres » ou commettent des erreurs (cf. déclassement). « Les raisons politiques évidentes qui militent en faveur d'un développement du syndicat réformiste doivent faire prendre conscience aux chefs d'entreprise de leur responsabilité : on ne doit pas courir le risque de voir ces syndicats libres rejetés dans l'opposition et de ce fait tentés de faire front commun avec la CGT et CFDT. » (70)
« Il convient donc de renforcer et revaloriser FO. » (70)
« Cet effort peut éventuellement viser à favoriser FO dans certaines entreprises. A cet égard, le rayonnement de l'expérience de la SNIAS avec les résultats très positifs qu'en a retirés FO a une valeur exemplaire. » (71) =
- aide à la formation de militants ;
- apport de moyens financiers ;
- considération accrue à l'égard des militants ;
- concessions réalistes, le cas échéant, en leur faveur (les préserver notamment de licenciements collectifs) ;
- soutien sans réserve pour maintenir les positions détenues par FO (politique contractuelle) (même stratégie à l'égard de la CGC).

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